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Les Pygmées et la question de scolarisation, de propriété et de citoyenneté en Afrique centrale : enjeu international, politico-économique et religieux

Auteur : Victor BISSENGUEPublié le : 10 Jul 2014




      Dans une publication, Les Pygmées d'Afrique Centrale, Guy Philippart de Foy écrit : « Les premiers chercheurs se lancèrent à la découverte du degré le plus accessible à nos connaissances de l'échelle de l'évolution de l'homme". D'autres perspectives furent envisagées comme certaines "vérifications" théologiques sur le "monothéisme" primitif prêté aux Pygmées et sur la pratique de monogynie, preuve de leur pureté originelle…». L'enjeu est de taille. Après les
révérends pères (Schebesta, Schumacher et Vanoverberg) que le Pape Pie XI « subventionna en 1923 pour une expédition en Centrafrique, pour l'étude des groupes Pygmées », une ONG, COOPI, près le Saint Siège (Cité du Vatican) prend la relève pour « améliorer l'image socio-culturelle » de ces mêmes Pygmées. Les responsables culturels, voire politiques d'Afrique centrale et, de régions des Grands Lacs ne semblent pas considérer véritablement ce qui se passe. On évoquerait plutôt des citoyens de seconde zone, des laissés pour compte ou d'autochtones exploités. Mais l'on peut s'interroger. Sinon, comment comprendre que ceux qui sont
considérés comme les ouvreurs de chemin, les plus anciens peuples que recevaient les égyptiens pharaoniques à leur cour il y a quatre mille cinq ans, les premiers occupants de la grande forêt équatoriale, soient aujourd'hui entrain de dépérir et de se faire
dépouillés en toute légalité. Si les Aka, les Bambouti, les Babenzèlé, les Bagyele, les Bongo, les Twa venaient à disparaître, nous aurons tous perdu une part de nous même. Ce sont des peuples qui ont apporté à l'humanité dans divers domaines depuis des millénaires jusqu'à ce jour. Ils réclament à juste titre leur droit au respect, leur droit à la citoyenneté.

CENTRAL AFRICAN REPUBLIC: NGO undertakes project to improve group's socio-cultural image



COOPI officials Ilaria Firmian and Chiara
Caccia, coordinator and librarian,
respectively, of the Batwa project



BANGUI, 10 May 2004 (IRIN) - Italian NGO Cooperazione Internationale (COOPI) has embarked on a project to improve the socio-cultural image of a group of the minority Batwa people in the Central African Republic (CAR), an official told IRIN.

The coordinator of the project, Ilaria Firmian, said on Friday that the EU-funded project was aimed at reinforcing activities to fight discrimination of the Aka - a sub-group of the Batwa community, commonly referred to as "Pygmies" - in the southwestern province of Lobaye.

The Batwa are indigenous hunters-gatherers who mainly inhabit the tropical rain forests of the CAR, the Democratic Republic of Congo, Burundi and Rwanda as well as other central African countries.

"The project has four objectives: to raise awareness and to promote human rights of the Aka; to create a monitoring system of discrimination; to favour participation of Pygmies in public life; and, to promote and spread respect of cultural, linguistic and religious identity of the Pygmies" Firmian said.

She said the project was approved in January and that COOPI was working in partnership with the diocese of Maki, 107 km southwest of the capital, Bangui, and the country's human rights body, the Observatoire Centrafricain des Droits de l'Homme.

COOPI has been operating in Lobaye since 1998 and chose to work for the Aka because they are "highly marginalized" by the other ethnic groups, Firmian added.

"According to a census by COOPI in 1998, the Aka Pygmies are about 16,000," Chiara Caccia, a COOPI official working as a librarian for the project, said.

Firmian said, "They [the Aka] are too dependent on other villagers for whom they work yet they are not paid accordingly."

She added that the project was also aimed at improving living conditions by creating an environment "more respectful" towards the Batwa.

"Within the next three years, we'll conduct awareness raising and training activities throughout the prefecture of Lobaye," Firmian said. "The sensitisation will be done through schools in Lobaye and in Bangui, the capital."

She urged government authorities to facilitate the Batwa's access to public services by issuing birth certificates and registering them in municipal registers to enable them access the judicial system and to send their children to school.

Firmian said COOPI was working through 26 local presenters in order to overcome the language barrier between its officials and the Aka.

Firmian and Caccia called for the creation of a documentation centre that would serve as an intercultural exchange platform to which CAR nationals and expatriates would contribute, and benefit from the activities of the centre and at the same improve the image of the Batwa.


RDC: Un atelier pour un plan d´action en faveur des déplacés internes et retournés - OCHA

NAIROBI, le 26 avril 2004 (IRIN) - Le premier atelier destiné à la formulation d´un plan d´action en faveur des populations déplacées et retournées en République démocratique du Congo (RDC) a été organisé par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires/RDC (OCHA), a rapporté dimanche OCHA dans son rapport final.

La rencontre s´est déroulée à Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, à l´est du pays, du 31 mars au premier avril. Elle a réuni 80 professionnels humanitaires nationaux et internationaux venus de quatre provinces de l'est, le Nord et Sud Kivu, le Maniema et le nord Katanga, ainsi que des experts du gouvernement, des agences onusiennes et d´organisations humanitaires venus de Kinshasa (la capitale) et de Kisangani (au nord-est), a rapporté OCHA.

L´atelier avait notamment pour but de: "Cerner les différentes problématiques de la protection et de l´assistance aux populations déplacées et retournées en RDC afin de les intégrer dans un plan d´action d´ensemble en faveur de ces populations; élaborer des projets pour faciliter le retour et la réinstallation des populations déplacées et retournées; et d'établir les liens entre la problématique de la protection et de l´assistance des populations déplacées et retournées et le programme DDR du gouvernement ainsi que celui du HCR en faveur des réfugiés, y compris des congolais retournant de l´étranger".

L´initiative d´OCHA était d´autant plus pertinente qu´il lui revient de "résoudre les principaux problèmes humanitaires, notamment ceux qui ne s´inscrivent pas dans le cadre des mandats actuels des organismes d´aide humanitaire", a précisé le rapport. Or, a rappelé OCHA, "la gestion des déplacés ne rentre pas, à ce jour, dans le mandat spécifique d´une agence du système des Nations Unies".

La section des déplacés internes de OCHA a estimé le nombre de personnes déplacées dans les quatre provinces à 1.405.000. 73%
d´entre eux sont inaccessibles alors que 45% sont assistés, a rapporté OCHA.

Dans le Nord Kivu, les déplacements de personnes sont consécutifs aux affrontements interethniques de 1992 dans le territoire de Masisi, à l´afflux de réfugiés rwandais à la suite du génocide de 1994, à la présence des groupes armés depuis la guerre de 1998 et à l´éruption volcanique de 2002, a rapporté OCHA.

Dans le Sud Kivu, les déplacements de personnes ont surtout été la conséquence des guerres et de la présence de groupes armés encore actifs. Ces mouvements de population, a précisé OCHA, sont à la fois permanents ou de longue durée aussi bien que temporaires ou de courte durée par exemple lorsque "des populations quittent leurs villages la nuit craignant des attaques des groupes armés et y retournent le lendemain".

Au Nord Katanga, outre les déplacements liés aux guerres et aux conflits interethniques, "l´utilisation des pygmées dans le conflit est un phénomène nouveau susceptible de provoquer une nouvelle vague de déplacements," a prévenu le rapport de OCHA.

Au Maniema, près de 165.000 personnes ont fui les combats entre le RCD et les milices May-Mayï. Bien que l´amélioration de la situation sécuritaire ait favorisé des retours spontanés de déplacés, "la présence humanitaire et l´assistance financières sont nettement insuffisantes au Maniema, une province très enclavée," a affirmé OCHA.

La persistance des affrontements entre groupes armés, les faibles moyens de subsistances des déplacés, la crainte des règlements de compte, l´insécurité alimentaire et la dissémination des mines notamment dans les alentours de Lubutu, dans le Maniema, sont autant de freins au retour, a listé OCHA avant de préciser qu´un "plaidoyer spécial à tous les niveaux est nécessaire en faveur de cette province".

Dans le prolongement de ce premier atelier, d´autres rencontres se tiendront dans différentes provinces de la RDC devant aboutir "à un partenariat plus actif ainsi [qu´à] une meilleure répartition des rôles […] entre tous les acteurs opérationnels afin d´éviter le saupoudrage, la duplication et le gaspillage des ressources mobilisées," espère OCHA.

De ces réunions, des stratégies et programmes humanitaires devraient voir le jour, et être soumises au gouvernement, le premier responsable de l´assistance et de la protection des déplacés internes, a affirmé le rapport de OCHA.


CONGO: Une ONG aide à la scolarisation de 737 enfants pygmées

BRAZZAVILLE, le 18 mars 2004 (IRIN) - L'organisation International Partnership For Human Development (IPHD), une ONG américaine basée en République du Congo, aide depuis le mois de novembre 2003, à la scolarisation d'enfant pygmées dans le sud du pays.

Ils sont 737 à avoir rejoint les bancs de l'école dans 14 établissements scolaires du district de Sibiti, dans le département de la Lékoumou, a indiqué jeudi à IRIN, Paul Mouanga, assistant administratif à la coordination départementale de l'IPHD à Brazzaville, la capitale.

"Pour les motiver, tous les enfants inscrits ont reçu des kits et tenues scolaires, des savons de linge. Nous avons également réuni les conditions pour qu'ils reçoivent régulièrement des soins médicaux. Pour faire en sorte qu'ils ne désertent pas les classes pendant les saisons de cueillette ou de chasse, des cantines scolaires ont été installées afin qu'ils s'alimentent sur place," a ajouté M. Mouanga.

M. Mouanga a indiqué par ailleurs que le projet, conduit avec la collaboration de l'association Minorité ethnique pygmée, est en train de donner des résultats satisfaisants. L'évaluation menée montre une amélioration toujours accrue de la cohabitation entre enfants pygmées et bantous en milieu scolaire alors que le taux de fréquentation est remarquable.

"Nous étions obligés de procéder à des inscriptions supplémentaires à cause de la volonté et de l'intérêt des enfants pour l'école. Dans le projet, nous ciblions 500 enfants. Nous en sommes à 737," a affirmé M. Mouanga.

L'Observatoire congolais des droits de l'homme (Ocdh) avait, dans un rapport publié en février dernier, indiqué que l'éducation scolaire des enfants pygmées était victime des coutumes locales et de l'abandon de l'Etat.

Dans un passé récent en effet, les parents pygmées préféraient bénéficier de l'aide de leurs enfants pour aller à la chasse ou à la pêche plutôt que de les envoyer à l'école. Ils désiraient, en outre, leur transmettre l'éducation traditionnelle de pygmées dont les enseignements se déroulent dans les forêts. A ces considérations coutumières s'ajoutaient des contraintes financières liées au frais de scolarité.

L'IPHD projette aussi de mettre en oeuvre le projet "Appui à la scolarisation des enfants pygmées" dans le nord du pays, notamment dans les départements de la Sangha et de la Likouala.

Il compte par ailleurs organiser du 29 au 3 avril prochain, à Zanaga, dans le département de la Lékoumou, une conférence de sensibilisation sur l'intégration socio-économique des pygmées.

"L'objectif de cette rencontre est de contribuer à la mobilisation des ressources tant matérielles qu'humaines en vue d'aider les pygmées dans leur intégration. Il s'agit surtout d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de se pencher sur cette question de grande importance," a précisé Mouanga.


GRANDS LACS: Les pygmées demandent un plus large accès à la propriété et à l'éducation

BUJUMBURA, le 16 décembre 2003 (IRIN) - Les représentants des Batwa (communément appelés les "pygmées") de quatre pays des Grands Lacs, ont demandé à leurs gouvernements respectifs de prendre urgemment des mesures leur garantissant un accès plus large à la propriété et à l'éducation.

"Les enfants batwa ne vont pas à l'école ou sont obligés d'abandonner le cursus scolaire, car leurs parents n'ont pas de champ à cultiver," a affirmé, Liberate Nicayenzi, seule parlementaire burundaise issue de la communauté batwa. Elle s'exprimait à l'occasion d'une conférence pour l'intégration sociale des Batwa qui se tient de lundi à jeudi dans la capitale du Burundi, Bujumbura.

"Les enfants Batwa ne peuvent pas aller à l'école s'ils ont faim," a expliqué Mme Nicayenzi. "Les obstacles à l'accession à la propriété empêchent les enfants batwa d'aller à l'école. Nous incitons le gouvernement à adopter un programme clair de distribution de terres aux familles Batwa qui ne sont pas propriétaires de champs."

Bien que des progrès aient été constatés pour l'éducation des Batwa, beaucoup reste encore à faire, a-t-elle précisé.

"Aujourd'hui, nous comptons quatre étudiants batwa à l'université du Burundi, 100 à l'école secondaire, et 3.000 dans le primaire," a-t-elle détaillé. "C'est une étape pour le développement et l'intégration sociale des Batwa, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires."

Les Batwa sont un peuple de chasseur originaire des forêts de l'Afrique centrale. Dans les Grands Lacs, ils sont présents au Burundi, en Ouganda, dans la République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda. Certains sont aussi installés au Cameroun, en République centrafricaine, au Gabon et en République du Congo.

La conférence réunit des participants du Burundi, du Rwanda, de la RDC et de l'Ouganda. Elle a été organisée par une organisation pour la promotion des droits des 'pygmées' au Burundi, Unissons pour la promotion des Batwa (Uniproba) avec la collaboration du Minority Rights Group International, basé au Royaume-Uni.

La conférence a été organisée dans le but de faire pression sur les gouvernements afin de lutter contre la marginalisation des Batwa dans la région, a expliqué lundi à IRIN, Mme Nicayenzi, la représentante aussi de l'Uniproba.

Des recommandations sur l'intégration sociale des Batwa seront adressées aux gouvernements à la fin de cette conférence.


GRANDS LACS : Les pays de la région exhortés à élargir les droits civils des Pygmées "oubliés"

Nairobi, Nations Unies (IRIN), 18 août 2003 - Le groupe de défense Refugees International (RI) a invité la communauté internationale des donateurs à encourager les pays des Grands Lacs africains à élargir la reconnaissance des droits civils du peuple Batwa, ou Pygmées. "Les Batwa jouent le rôle de citoyens de seconde zone",
assurait RI dans un rapport rendu public mardi, intitulé "Forgotten people: The Batwa 'Pygmy' of the Great Lakes region of Africa" (Un peuple oublié : les "Pygmées" Batwa de la région des Grands Lacs africains).

"L´éducation, les soins de santé, la propriété terrienne et un traitement égal de la part du système de justice sont tous [des droits] moins accessibles aux Batwa qu´à la population générale. En l´absence de ressources traditionnelles ou gouvernementales, les Batwa se révèlent très vulnérables. Ces populations sont devenues très faciles à exploiter dans les conflits qui ont débuté dans
les années 1990", d´affirmer RI.

Dans la région des Grands Lacs, on trouve des Batwa au Burundi, en RDC, au Rwanda et en Ouganda. Hors de cette région, on en trouve aussi au Cameroun, en Centrafrique et au Gabon.



GREAT LAKES: Countries urged to extend citizenship rights to "forgotten" Pygmies



NAIROBI, 13 Aug 2003 (IRIN) - Advocacy group Refugees International (RI) has called on the international donor community to encourage countries in Africa's Great Lakes region to extend citizenship rights to the Batwa or "Pygmy" people.

"Batwa occupy the role of second-class citizens," RI said in a report released on Tuesday titled "Forgotten people: The Batwa 'Pygmy' of the Great Lakes region of Africa".

The report details the challenges Pygmies face. These are indigenous hunter-gatherer people who initially inhabited forests in central Africa. "They lack marketable skills, having neither access to their traditional forest economy or to any public services," RI said.

"Education, healthcare, land ownership and equal treatment by the justice system are all less accessible to the Batwa than the general population," RI said. "Without the availability of traditional or state resources, the Batwa become the most vulnerable and most easily exploited populations during the conflicts [in the Great Lakes region] that began in the 1990s."

Among other recommendations, RI said peace and reconciliation programmes should be created, in response to the conflicts in the Great Lakes, which "take into account the need to reconcile Batwa populations with other citizens and include them in reconciliation efforts".

RI said forest conservation efforts in the region should take into account the traditional guardianship role the Batwa have played and incorporate them into all current and future forest conservation efforts.

"Exposure to conflict has jeopardised the Batwa way of life," RI reported. "Violent conflict has spilled into all the countries of the Great Lakes since the Rwandan genocide in 1994."

In the Great Lakes, the Batwa are found in Burundi, the Democratic Republic of the Congo, Rwanda and Uganda. Outside the region, they are found in Cameroon, the Central African Republic, and Gabon.

Refugees International also sought to correct misrepresentations of the Batwa, saying certain characterisation of the people has had devastating effects among them.

"The popular perception of them as barbaric, savage, wild, uncivilised, ignorant, unclean and above all else, subhuman has seemingly legitimised their exclusion from mainstream society and left them with little support or outside resources in their current state of forced displacement," RI said.


Un point des recommandations de l'UNESCO (20 octobre 1999) : "La citoyenneté et l'identité"

« La séance consacrée au thème "citoyenneté et identité" avait pour objet de déterminer comment concilier le développement d'une identité culturelle autochtone et l'accession à une citoyenneté pleine et entière dans des conditions d'égalité au sein des Etats nationaux. Les participants ont également abordé la question de savoir comment les organisations de populations autochtones contribuent au développement d'Etats multiculturels, pluriethniques et multilingues ainsi que les mécanismes
existants de coopération entre les populations autochtones.

Les participants sont parvenus à la conclusion que l'exercice du droit à une citoyenneté pleine et entière exige la reconnaissance du pluriculturalisme, dont la
citoyenneté culturelle est un aspect essentiel, et qui déborde le cadre des modèles traditionnels du bilinguisme et du biculturalisme. Il est indispensable de renforcer le droit à la démocratie et de renforcer la participation autochtone. De l'avis général, une politique de la communication appropriée doit être mise sur pied non seulement pour permettre aux populations autochtones de communiquer entre elles en utilisant les médias modernes mais aussi pour éduquer le grand public et former les services officiels aux domaines intéressant les populations autochtones. Enfin, les organisations de populations autochtones doivent être responsabilisées pour pouvoir négocier efficacement et de façon pacifique avec les gouvernements sur des sujets fondamentaux tels que les droits de l'homme, les ressources naturelles, l'éducation, l'identité culturelle et civique et la participation politique. »